Découverte de Vienne

Arrivée à Vienne

C’est en bus en provenance de l’aéroport que nous arrivons à Vienne. Après avoir reçu l’adresse de Sina, notre hôte du site Couchsurfing, nous faisons nos premiers pas dans cette ville pleine d’histoire. Sina vit en colocation dans le quartier des ambassades, où elle-même partage l’immeuble avec l’ambassade Albanaise.

Nous sommes accueillis dans ce bel appartement, aux hauts plafonds moulurés, aux vielles crémaillères de porte en cuivre et au plancher en vieux bois positionné à bâtons rompu, craquelant sous nos pieds. Sina nous fait la visite des lieux, appartenants à la famille d’un des colocs. Il y a encore les décorations et autres objets ayant appartenu à la grand-mère. Notamment, toute une étagère, pleine de valisettes contenants les diapositives des voyages réalisés par celle-ci: Japon, Madagascar, Maroc, Chine, Pérou..  et tant d’autres, vécus à une époque révolue, où le voyage devait être tout autre.

Il est déjà bien tard quand nous attaquons notre dernier verre de vin blanc autrichien. Nous dormirons sur un matelas, disposé au sol, près du gros radiateur en fonte, dans un angle du salon. Un emplacement de choix. On s’endort sous les chuchotements du colocataire indien et de sa mère, qui s’apprêtent à partir en voyage.

Rue oùnous vivons, Vienne

Visitons un peu

Nos premières déambulations se font dans la rue

Nous rejoignons le sud-ouest de la ville, où nous retrouverons Sina pour déjeuner.  Oui, nous nous sommes levés un peu tard et c’est déjà l’heure de manger. Ça ne serait pas des vacances sans une petite grasse mat.  Sina arrive et nous partons manger. Elle nous emmène dans un fastfood vegan réputé ici. On se régale de bons hamburgers, ce qui peut paraître ridicule, mais ce n’est pas toujours évident pour nous de trouver des burgers.

Nous allons ensuite voir l‘église Saint-Charles-Borromée, (allemand : Karlskirche). C’est l’un des plus beaux exemples d’architecture baroque du XVIIIe siècle en Europe Centrale. En cette période, l’église est d’autant plus belle, que le marché de noël prend place juste devant, « génial », vous me direz. Sauf qu’évidemment, nous arrivons plutôt au démontage, mais le Karlskirche (et oui je commence à parler allemand), n’en est pas moins esthétique.

Il est temps de quitter Sina, qui part se préparer pour chanter dans la chorale, au ballet de ce soir. Nous, nous continuons notre promenade rafraichissante, car j’ai omis de préciser qu’il fait environs 2°c, ressenti -5°c à vue de nez ou plutôt « à bout de nez ». Forcement, nous recherchons des endroits où, éventuellement, on pourrait s’abriter un peu de ce vent perpétuel. Ah voilà – la bibliothèque nationale.

Eglise Saint-Charles-Borromée, Vienne

7,4 millions de livres et documents

Nous y allons de ce pas. En passant près de l’opéra qui est sur la route, nous apercevons une queue à l’arrière. J’en avais entendu parler, c’est la fameuse queue, qui te permet d’avoir des billets pour seulement 3 ou 4 euros. Le principe, c’est de faire la queue et d’arriver dans les premiers pour obtenir une place pas trop mal et debout, mais il faut être patient. Pour le moment, il est 15h et la queue est petite, alors nous continuons notre chemin et reviendrons vers 17h.

Nous arrivons à la bibliothèque nationale autrichienne (Österreichische Nationalbibliothek, ÖNB). Elle a était fondée au Moyen Âge par les Habsbourg, elle était appelée la bibliothèque de la Cour (Hofbibliothek) jusqu’en 1920. Classée au patrimoine mondial de l’Unesco en 2001. Elle contient pas moins de 7,4 millions de livres et documents, dont 200.000 pour la seule salle d’apparat. Voilà pour l’histoire.

Quand nous arrivons dans la salle d’apparat, (qui est la seule salle visitable), on est immédiatement conquis par cette architecture et cette odeur de livres anciens qui vous prend au nez. La disposition des grandes étagères courbées, met en valeur les innombrables bouquins. En levant les yeux, les peintures de Daniel Granqui, qui n’ont rien à envier à la Chapelle Sixtine, ornent le plafond. Mais ce que je préfère, bien évidemment, ce sont les globes d’apparat placés dans l’ovale au milieu: deux globes terrestres et deux célestes, qui ont été créés par Vincenzo Coronelli, (mon coté voyageur, sans doute).

Pour la petite histoire: au 18e siècle, cette bibliothèque a été estimée à une valeur de 150.000 florins et était ainsi plus précieuse que le Palais du Belvédère qui a été construit pour 100.000 florins. Ahah, ça vous épate?!

Bon enfin, j’ai quand même une petite remarque à faire. La bibliothèque est vraiment belle, mais la visite, même en prenant le temps, ne dépasse guère les 30min. Pour le touriste que je suis, 15 min ont suffi, tout ça pour 8 euros par personne. Ce n’est que mon avis, mais les férus d’art prendrons sans doutes plus de plaisir à analyser les moindres détails.

Bibliothèque Vienne

Wiener Staatsoper

Et oui, comme vous l’avez deviné, nous allons à présent au Wiener Staatsoper (l’opéra d’État de Vienne, si vous préférez). Mais avant tout, faisons un petit arrêt dans un café et pas des moindres, le Palmenhaus. Ce restaurant a l’originalité d’avoir un plafond de verre, situé dans la prolongation de la serre aux papillons (Schmetterlinghaus), qui elle-même est abritée à l’intérieur de la grande serre aux palmiers de la Hofburg. Sisi y passait souvent pour de longues promenades, enfin, c’est ce qu’il se dit. Nous apprécions notre pause thé dans ce décor exotique et reprenons chemin vers l’opéra.

Nous arrivons à nouveau à l’endroit où nous devons faire la queue, vous savez, celle dont j’ai parlé plus haut. Et bien la queue a quadruplé. Que dis-je! Octuplé plutôt! Nous voilà en file, à patienter dans une queue qui ne bouge pas d’un chouïa. Pour parer à cette attente, nous restons à tour de rôle, de façon à se dégourdir les jambes. Heureusement, il y a un vendeur de vin chaud non loin, l’alcool réchauffe, paraît-il, d’autant plus quand il est chaud.

Pour faire court, après 2h30 de patience, nous voilà en possession de 2 billets à 3 euros pour aller voir le ballet « Casse noisette » où, je le rappelle, notre ami Sina chantera dans les cœurs.

Nous prenons place sur notre balcon. L’astuce, quand vous arrivez, c’est de mettre une écharpe sur les rambardes positionnées juste derrière les sièges, afin de réserver votre place et de pouvoir circuler dans l’opéra en attendant le début. Le ballet commence… Environ 1h, puis un entracte et encore 1h… Un pur moment de plaisir, sans doute un des plus beaux spectacles que j’ai jamais vu, et heureusement – j’ai envie de dire, parce qu’entre la queue et le ballet, nous sommes restés 5h debout, piouff!

Ah! J’ai oublié de vous donner quelques détails croustillants concernant ce magnifique opéra.

Tout d’abord, le Wiener Staatsoperest est l’un des plus prestigieux opéras du monde. Il a une histoire bien rempli, mais ce que j’ai retenu, c’est qu’en, un incendie a ravagé le bâtiment lors d’un bombardement américain, la salle et la scène serons détruites, mais la façade, murée par précaution, restera intacte. La reconstruction, en une période de difficulté économique, sera en partie financée par des dons privés, ainsi que par une collaboration avec l’Union Soviétique qui fournira les matériaux. L’union fait la force, bien sûr! Et dernière petite info: à l’occasion des 140 ans de l’opéra, un écran haute définition de 50 m2 est installé en face du bâtiment pour permettre la retransmission de l’intérieur vers l’extérieur. C’est le premier opéra du monde à proposer une innovation d’un tel genre. C’est sympa pour ceux et celles qui restent dehors, mais ça gâche considérablement l’esthétique extérieur.

Voilà, j’ai dit le plus intéressant. Nous finirons cette belle soirée dans un bar, le « Pickwiks« . Petit endroit cosy, où l’on peut bouquiner un des nombreux livres de la bibliothèque ou encore faire une petite partie de jeux de société. Oui, je trouve aussi que l’on fait des soirées de dingue.

Opéra de Vienne

Dernière journée

Après avoir réparé la douche de notre hôte, nous partons voir la cathédrale Saint-Étienne (Stephansdom). Environ 45 min de marche, à déambuler dans le 1er arrondissement de la ville, un quartier baroque, mais où trône cette belle cathédrale gothique. La première vision que l’on a de cette belle dame est celle de son couvre chef, qui présente une multitude de tuiles vernis colorées aux formes géométriques, qui laisseront peut être apparaître une forme si l’on fixe un point, qui sait!? Sa grande flèche, qu’elle brandie fièrement et qui culmine à pas moins de 136 mètres, est surprenante également, surtout quand on sait qu’elle abrite un bourdon de 20 tonnes! (pas l’insecte hein), mais la grosse cloche. 

Cathédrale, Vienne

Pour la petite histoire, je sais que vous aimez ça: la cathédrale, a bien sûr était endommagé pendant la guerre et restauré juste en suivant pendant 7 ans, pour enfin rouvrir en 1952. Mais le truc que vous pourrez raconter à votre entourage quand vous parlerez de la cathédrale Saint-Étienne, c’est que c’est ici que le compositeur Wolfgang Amadeus Mozart s’est marié avec Constanze Weber en 1782. Et oui il y a de quoi épater la galerie:
-Tu connais la cathédrale Saint-Etienne?
-Mmm, c’est pas là que se serait marié Mozart avec la Constance !?


Après un délicieux séjour à Vienne, nous voilà repartis sur la route en direction de Bratislava,

-Auf Wiedersehen! C’est bon, je parle allemand 😉

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