2 jours à Bratislava

Arrivée en terre Slovaque

La Slovaquie, de par son histoire, évoque souvent le communisme ou bien la Tchécoslovaquie, mais ce n’est pas pour cela qu’on la visite généralement. Et non, on visite ce pays, et surtout Bratislava sa capitale, car elle se situe à proximité de la frontière autrichienne et hongroise, où l’on trouve notamment, Vienne et Budapest, deux destinations à la mode.

Malgré les attraits historiques de ce pays, nous ne dérogerons pas à la règle et allons passer juste un jour et demi à Bratislava ou, anciennement, Pressbourg. Dans le futur, un tour d’Europe en van nous laissera le temps apprécier ce pays à sa juste valeur.

En arrivant, nous sommes directement immergé par cette ambiance soviétique que j’imaginais. Le ticket de notre prochain bus, nous est servi par une vielle machine mécanique, dans un parking plutôt glauque, sous le Pont du soulèvement national slovaque (Most SNP). Pont, qui fût construit en 1967 sous le gouvernement communiste. Il a la particularité d’accueillir une sorte de soucoupe volante à environ 85 mettre, qui héberge un restaurant.

Pont de soulèvement slovaques, Most SNP

Bratislava

Le prochain bus pour Hainburg, où nous dormirons ce soir, part à 19h20, ce qui nous laisse un peu de temps pour commencer à découvrir la capitale. C’est au pied de la colline, où se trouve le château de Bratislava, que nous commençons notre découverte. La nuit, nous offre une vue lumineuse sur ce château aux aspects plutôt modernes pour une construction du Xe siècle.

Nous avançons dans la première grande rue qui s’offre à nous, sans vraiment savoir où nous allons. Bizarrement, l’ambiance me plaît et pourtant, il n’y a pas grand-chose à voir, ni même beaucoup de gens. On croise les restes d’un petit marché de noël, qui ne comporte plus que 3 ou 4 stands, résistants encore pour grappiller les derniers clients potentiels. Un petit bar, fait de palettes, propose du vin chaud aux adultes, pendant que les enfants glissent en zigzagant entre les arbres et les bancs, sur une patinoire artificielle, qui restera le temps d’un hiver.

La grande rue nous mène dans le centre historique où règne une mélancolie prenante. On ne sait pas si les gens qui nous entoures sont des touristes ou des slovaques. Caché sous une couche de vêtement d’hiver, l’étranger se fond dans la masse.

Nous marchons au rythme des musiciens de rue, dans les ruelles parsemées de pavés, à la recherche d’un lieu où se réchauffer. C’est dans un décor baroque, que nous nous retrouvons à déguster un thé, accompagnés d’un pianiste, au répertoire français, peut être à t-il deviné que nous l’étions. Ce moment de détente passé, nous prenons le bus 901 qui nous déposera de l’autre côté de la frontière, à Hainbourg, un petit village en Autriche où Linda, notre couchseurfeuse, nous accueille.

Rue du centre historique, Bratislava

Couchsurfing

Le chauffeur du bus 901, pas très aimable, nous fait un sale coup. Arrivés à Hainburg, dans le centre, où nous devons normalement descendre, les choses ne sont pas claires pour nous et nous loupons l’arrêt. Quelques mètres plus loin, le feu passe au rouge, je vais donc voir le chauffeur pour qu’il nous ouvre les portes, afin que nous descendions, mais celui-ci, décide de nous ignorer totalement. Après encore un peu de route, nous nous retrouvons donc à 25 min de marche de l’arrêt prévu. À environ 0°c, la marche n’est pas des plus agréable.

Enfin arrivés chez Linda notre hôtesse. Nous faisons connaissance devant un thé et une salade que Linda nous a préparé. L’accueil est cordial, quoi qu’un peu étrange. Nous passons notre nuit sur des matelas disposés au sol, avec un coussin et une petite couette une personne. Imaginez, vous collez pour profiter de la couette sur deux petits matelas qui glissent et s’écartent quand vous vous trouvez au milieu, pas évidant. Le lendemain, nous allons faire quelques courses, comme décidé la veille, afin de préparer une ratatouille, pour faire plaisir à notre hôte, qui adore ça. En revenant, nous nous attelons à la tâche en cuisine, pendant que, bizarrement, Linda se mange une grosse salade. Forcement quand nous mettons la table pour manger, elle n’a plu faim, étrange, n’est-ce pas?

Le château de Bratislava

Le château de Bratislava qui nous a accueilli la veille, nous fait à nouveau de l’œil. Nous acceptons l’invitation et commençons l’ascension de la colline, sur laquelle il est perché. Nous voila devant le château, lieu le plus touristique de Bratislava. J’avoue ne pas être transporté par cet édifice, restauré récemment. En effet, le château restera en ruine plus d’un siècle, après avoir subi les bombardements de Napoléon, suivis d’un incendie 2 ans plus tard. Il ne me fais guère d’effet, il est esthétiquement plus proche d’un HLM que d’une battisse du Xe siècle.

Heureusement, la terrasse devant le château nous offre une superbe vue sur le Danube, le most SNP et même, quand le temps le permet, une vue sur Vienne. Sur un autre coté, la vue continue sur la vielle ville, qui laisse apparaître le clocher de la cathédrale Saint-Martin. Les toitures de ce « village », j’ai envie de dire, au vu de sa taille, nous appellent, il est temps d’arpenter les ruelles.

Vue du chateau de Bratislava Chateau de Bratislava

Le centre historique

Le centre historique de Bratislava ne manque pas de charme. Ces ruelles étroites, entourées de vielles bâtisses, d’églises et de palais baroque ou rococo, nous ramènent à l’ambiance trouvée la veille au soir. Nous marchons à nouveau pour redécouvrir l’endroit et c’est en se perdant, à mon avis, que l’on découvre le mieux les endroits que l’on visite. Comme souvent, je ne m’étais pas vraiment renseigné sur ce qu’il y avait à voir dans cette ville. Alors nos pérégrinations se font le plus souvent au ressentis. Une odeur qui traverse la rue, une mélodie qui se laisse entendre ou encore une architecture qui pointe le bout de son nez au dessus des toitures.

Nous passons devant la cathédrale Saint-Martin, qui nous exposait fièrement son clocher, quand nous étions sur la terrasse du château. Cette cathédrale a couronné pas moins de dix-neuf rois et reines du Royaume de Hongrie entre 1563 et 1830. En continuant, nous passons sous la porte Michel, un des derniers vestiges des fortifications médiévales. Un peu plus loin, une petite place laisse apparaître l’ancien hôtel de ville, qui est maintenant le musée municipal. N’oublions pas le fameux voyeur, appeler « the watcher » qui s’est installé là, sans doutes pour voir sous les jupes de filles. Cette statue originale d’un ouvrier qui sort d’une trappe dégoût, complète la collection des nombreuses statues de la ville.

Nous nous arrêtons à la poste, afin d’envoyer une carte postale, pour une école dans le nord de la France. Le bureau de poste où nous nous arrêtons, ouvre ses grosses portes en bois automatiquement, lorsque vous vous approchez. Une fois dedans, vous pouvez découvrir une entrée décorée de vitraux. Passé cette entrée, c’est une sorte de hall, surplombé d’une verrière en fer forgé et de vitraux à nouveau, qui vous reçois. Les guichets, disposés de chaque côté, sont d’époque, mais hélas, ce n’est pas un lieu de visite et les photos sont interdites.

Centre historique, Bratislava Centre historique, Bratislava

Détente et précipitation

La nuit, s’est rapidement posée sur la ville. Il est temps pour nous de se réfugier dans un café pour trouver un peu de chaleur. Nous trouvons l’endroit idéal pour ça, le Cajovna Chillout Garden – un petit salon de thé, un peu excentré. Nous y passons un bon moment, posés sur le sol, à tel point que nous n’avions pas vu l’heure passer, il est 21h et notre bus pour Hainburg, part dans 20 min, à l’autre bout de la ville.

S’en suit une course effrénée dans les rues de Bratislava, à esquiver les plaques de glaces et autres flaques de boues. Petit point de côté pour Mariya, un peu d’asthme pour moi, des grands sportifs quoi. Heureusement, nous arrivons à bon port, avec même 3 min d’avance. Cette fois-ci, nous descendrons au bon arrêt de bus et passerons notre dernière nuit.

la colline de Braunsberg

Une petite ascension vers l’oppidum, ou plutôt ce qu’il en reste. Environ 30 min de marche dans la froideur du matin et nous voilà au sommet du Braunsberg. Il ne reste pas grand chose de l’oppidum, mais la vue, encore une fois, nous offre un beau spectacle sur le village, bordé par le Danube. Une belle façon de dire au revoir. Il est temps d’attraper notre bus, qui nous portera vers Budapest…


Ce délicieux séjour à Bratislava, m’a donné l’envie dans savoir plus sur ce pays. Mais la prochaine fois, ça sera plutôt dans une période estivale, parce que le froid c’est bien mais pas trop quand même…

Plus de photos ici

Colline de Brausberg

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