Visite de Budapest, la suite.

Le quartier juif

Hier la journée nous a éreinté et éblouis en même temps. Je pense que l’on a bien dû marcher une dizaine de kilomètres dans ce décor hongrois, sans compter les piétinements ici et là pour admirer divers monuments et autres magasins. J’ai toujours trouvé que marcher en ville était plus fatigant.

Aujourd’hui ça s’annonce encore bien froid pour cette nouvelle journée à Budapest. Alors nous enfilons bonnets et écharpes, et filons dans le cartier juif, parait-il qu’il est sympa.

C’est dans une ambiance décrépit, que nous arpentons nos première rues. Bâtiments vétustes et street art, sont les mots d’ordre de ce quartier juif. Une petite fenêtre en contre bas et la tête de Lenny Kravitz, attirent notre attention. Une friperie dans un sous sol nous fait remonter le temps, le temps d’un chinage.

Ce quartier juif très connu pour ces « ruines bars » notamment, mais pas tellement pour son histoire. Alors, petite parenthèse historique.

La dénomination “Quartier juif” est assez récente ; elle est appliquée par les habitants et par les guides touristiques seulement depuis 2000. Contrairement à ce que les gens pourraient penser, ce quartier ne tire pas son nom du fait que la communauté juive y vivait, mais parce que c’était l’ancien ghetto de Budapest pendant la 2ème Guerre Mondiale, à partir de 1944. Les nazis, avec l’accord du gouvernement hongrois, enfermèrent dans cette zone 70.000 juifs. La circulation y était interdite et les habitants avaient l’obligation de porter une étoile jaune sur leurs vêtements pour pouvoir être facilement identifiés.

L’originalité des ruines bars

On trouve, également dans ce quartier, la plus grande Synagogue d’Europe, si ça vous tente. Pour notre part, nous rejoignons le Szimpla kert, sans doute le plus connu des ruines bars. Une ambiance et une déco complétement folle. Nos sens sont aux aguets, tellement il y a de détails à observer. Une banquette baignoire, un vieux piano usé, un ancien jouet pour parc à enfant, des poupons suspendus, des tableaux au plafond, le tout dans une ancienne ruine éclairée par des luminaires aussi atypiques les uns que les autres.

Une bonne bière le temps que nos amis arrivent et nous partons manger au Istvanffi veggie burger – un resto vegan. Après un bon repas, nous revoilà dans ce bar, pour y écouter un concert. Mais l’ambiance y est toute autre, la tranquillité de la fin d’aprem à laissée place à la cohue, venue faire la fête. Accéder au bar puis au concert s’est avéré impossible, limite étouffant. Nous décidons d’aller voir ailleurs. Un peu plus loin, c’est encore un lieu étrange qui nous accueille. Une grande sirène suspendue donne le ton. Dans le même lieu, se trouvent plusieurs bars, une pizzeria, un étage avec piste de danse et d’autre bars, des coins plus tranquilles avec canapés usés et d’autres plus glauques, comme une sorte de tunnel dans la cave avec 2 personnes qui déambulent sur de la transe musique. C’est en fait une sorte de boite de nuit énorme, mais comme il est assez tôt, il n’y a pas encore grand monde. Nous n’attendrons pas la foule et après une bière, allons nous coucher, après cette balade pleine de surprise dans ce quartier sympathique.

Szimpla kert, Budapest

L’arnaque au métro

Le lendemain, évidemment, nous ne pouvons pas venir à Budapest sans aller faire une petite trempette au bain. C’est dans les Thermes Széchenyi que nous jetons notre dévolu, non sans mal. En effet, pour rejoindre les thermes, il nous faut emprunter le métro, rien de compliqué jusque-là, mais une fois dans la station, on ne trouve pas de machine à ticket et le guichet est fermé. Tant pis, nous prenons tout de même le métro et c’est parti. En passant dans les premières stations, on voit des personnes en uniformes qui semblent bidouiller les tickets, on se dit qu’ils font payer à la sortie, vu que l’on n’a pas pu en avoir à l’entrée. Nous arrivons enfin à la dernière station qui nous mène aux thermes et nous retrouvons donc devant ces charmantes dames à l’haleine fétide et qui sont juste là pour nous réprimander: « Tickets, please! » Bah non, on n’en a pas, c’était fermé. Rien à péter, même après toutes les explications, elles sont en mode robot et veulent le ticket. Je veux l’acheter, bien évidemment, mais ça serait trop facile. Je décide de forcer un peu et de sortir quand même, mais c’était sans conter sur le gros gardien, en civile, saloperie. Bon, pas de ticket donc il faut payer l’amende, je refuse au début car de toute évidence, ce n’est pas de notre faute mais après avoir appelé la police, je raque l’équivalent de 70 euros pour 2 tickets de métro à 1 euro, une belle arnaque.

Les plus célèbres thermes

Nous y voilà, et nous allons en profiter. Bon, il fait quand même environs 0°c, il pleut un peu et on a pas pensé aux claquettes, mais on lâche pas l’affaire. Petit tour dans les vestiaires, chacun de notre côté afin de nous préparer dans cette ambiance résonnante. L’odeur est différente de celle que l’on retrouve dans les piscines, car ici il n’y a pas de clore, et oui, l’eau est composé d’un mélange de calcium, de magnésium, d’hydrocarbonate, de sodium et de sulfate. Mais bon, même si tout cela est bon pour nous, entre les gens crasseux, les bières et les enfants qui doivent piss.. évitez quand même de boire la tasse, hein!

Les Thermes Széchenyi sont composés de plusieurs bains, dont les deux plus grand en extérieur. Le décor est vraiment sympa et l’eau vraiment bonne. Après, l’inconvénient c’est tout de même le monde, quand on est à l’intérieur cela fait énormément de bruit et pour la détente c’est un peu limite, mais on restera quand même près de 3h entre baignade, sauna et hammam. À la sortie, on s’arrête manger une pizza et au lit, car les bains ça ramolli pas mal quand même.

Les bain de Budapest, Thermes Széchenyi

Du côté de Pest

Pour notre dernier jour, nous allons de l’autre côté du  Danube voir ce qu’il si passe. En chemin, nous passons devant la New Budapest gallery. Une sorte de gros bâtiment moderne qui engloutit deux anciennes bâtisses. De loin ça ressemble à une sorte de grosse limace et l’intérieur est encore assez vide, car la construction est récente.

Nous passons le pont Petöfi pour nous retrouver dans un quartier universitaire où l’on fera une pause dans un bon petit resto vegan avant d’aller voir une église troglodyte. Nous faisons la visite avec, pour la 1ère fois, un guide audio. L’endroit est atypique, situé dans la colline Gellért, que nous gravirons un peu plus tard.

C’est là, dit la légende, que l’ermite Saint Istvan s’était installé, lui qui guérissait les locaux à l’aide des eaux thermales.

La particularité de cette église est qu’elle conserve la même température (environs 20°c) toute l’année. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle accueille les sans-abris en hiver.

Après ça, nous montons la colline Gellért avec un bon petit verre de vin chaud à la main, vin chaud que l’on retrouve d’ailleurs, un peu partout à Budapest. Nous finissons notre séjour avec cette belle vue sur les hauteurs de Budapest.

C’est un moment que j’apprécie particulièrement, avoir un point de vue et un recul sur tout ce que l’on vient de visiter, cela conclu bien notre petit voyage dans cette ville…

Plus de photos ici

Coline Gellert, Budapest

 

 

 

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