Voyage à Saint-Pétersbourg

Un Mercure taquin

C’est avec un retard de 2h que nous partons de Toulouse en direction d’Amsterdam, notre étape qui nous mènera à Saint-Pétersbourg. Nous avions prévu une balade pendant l’escale au centre ville, qui se trouve seulement à 15min de train, mais le sort en a voulu autrement. Sans nul doute à cause de Mercure qui rétrograde, au dire de Mariya. Après 3h d’attente, plus encore une petite demi-heure de retard, nous voilà envolé pour la Russie.

3h, c’est le temps qu’il devait mettre, mais le pilote a dû appuyer sur le champignon, car nous arrivons en 2h à Saint-Pétersbourg. Mercure n’est pas si mauvais que ça au final.

j’aurais écopé d’une amende salé.

Nous arrivons devant les portes connus de tous, « Nothing to declare », mais pas pour nous cette fois ci. Honnêtes que nous sommes, nous passons tout de même déclarer nos 12 bouteilles. 5 litres par personne, qu’ils disaient sur le site que j’ai vu, mais en fait non ! C’est 3 litres et 10 euros par litre supplémentaire, ah sacré Mercure. Heureusement que nous sommes passés déclarer, car en effet, étant sûr d’avoir le compte, j’aurais pu passer à « Nothing to declare » et j’aurais écopé d’une amende salé, m’informent-ils.

Bon, donc nous commençons les négociations, mais rien à faire, il faut payer 30 euros. Après un peu de temps, on arrive à enlever 2 bouteilles, qui partent direct à la poubelle et payer 15 euros. Et ils sont stricts, impossibles à soudoyer. Moi qui pensais que les Russes étaient faciles à corrompre.  En tout, les démarches, ne prendront pas moins de 1h30, entre papiers à signer, à remplir, recherche des tarifs des bouteilles…

Enfin, nous finissons tout ça. Petite consolation, tout de même, nous avons pu prévenir une femme de ménage, qu’il y avait deux bouteilles de bon vin français qui l’attendaient dans la poubelle, elle était ravie.

Nous prenons enfin la route avec Kirill, l’ami de Mariya qui est venu nous chercher et a eu la patience de nous attendre pendant tout ce temps.

On arrive enfin

Ce n’est pas la première fois que nous venons en Russie, mais les routes russes nous accueillent toujours aussi bien. Des petits trous par ci des très gros par là, une petite inondation au milieu et bien-sûr le tout limité à 90km.

La première fois que j’étais venu, c’était avec Mariya et mes parents. En voiture, au départ du Lot et Garonne. Nous avions fait 8600 km aller-retour et parcouru la France, l’Allemagne, la Pologne, la Lituanie et la Lettonie. A cette époque nous avions également reçu un accueil particulier. À peine, avions nous passée la frontière russe, que nous étions tombés sur un mec, en pleine nuit, allongé sur la route, légèrement bizarre.

Il est environ 2h quand nous arrivons chez le père de Mariya. Dans une grande maison en briquette rouge, réalisée pas ses soins. Située à Saint-Pétersbourg , à environs 40min du centre ville. Je passerais les deux premières journées à faire les travaux dans la salle de bain.

Aux troisièmes jours, nous allons dîner chez Marina, Rouslane et leur fille Natacha, ancienne voisine et amie de Mariya. C’est dans leur ancien quartier, qui les a vu grandir que nous nous trouvons à présent, pour faire le déjeuner de pâque avec cette famille. Comme toujours, nous sommes accueillis chaleureusement. Plusieurs plats ornent la table et c’est accompagnés d’un vin pas mauvais que nous dégustons tout cela. Nous prenons ensuite chacun un œuf, joliment décoré comme le veut la tradition, et nous devons frapper nos œufs respectifs les uns contre les autres, quand il casse, tu as perdu et quand il ne casse pas, tu as gagné, voilà.

des conditions beaucoup plus précaire

Après cette belle rencontre, nous partons flâner dans le quartier pour remémorer les souvenirs d’enfance de Mariya. Le temps a fait son œuvre, et visiblement beaucoup de choses ont changés. Il y a maintenant des parcs pour enfants, un skate parc, des terrains de foot, un grand lac, où il était impossible de se baigner à l’époque. Pendant ce temps Mariya me racontait comment elle jouait dans la forêt qui lui paraissait immense, ou bien sur cette vielle barre de fer où elle faisait le cochon pendu ou encore l’ancien bagnya (sauna russe) ou les gens allaient se laver, maintenant complètement en ruine. Une vie dans des conditions beaucoup plus précaire que chez nous, mais où pourtant, ils n’étaient pas forcement malheureux, même en vivant à quatre dans une pièce.

Quartier russe, St Pétersbourg

Seul dans la ville

Il est temps pour nous de quitter ce moment de vie russe pour aller à la salle de répétition, où Mariya va s’exercer à la batterie. Pendant ce temps, je pars barouder dans Saint-Pétersbourg.

Après avoir analysé les lignes de métro, je m’engouffre dans le dédale de souterrains ultra profond, où il vous faut parfois plusieurs minutes d’escalator avant d’atteindre le fond. La visite de la ville commence déjà quand j’arrive dans la première station. En effet, ici, les stations sont presque toutes plus belles les unes que les autres, biens entretenues avec une architecture unique à chaque fois. Pour couronner le tout, un métro d’époque soviétique, aux lignes arrondies, attend les passagers pour les faire un peu voyager dans le temps.

J’arrive à Sadovaya, une des stations du centre-ville. Je ne sais pas vraiment où aller encore, alors je me fis à mon instinct en me dirigeant vers le Griboyedov canal, que je découvre complètement gelé. Les passants et les panneaux publicitaires continuent de m’orienter sur la direction à suivre. Je traverse à nouveau un canal, le Moïka, tout aussi gelé. Dans Saint-Pétersbourg il y a de nombreux canaux, tous provenant de la Neva,  qui lui a valu le surnom de « Venise du Nord » ou « de la Baltique ».

Canal gelé de St Pétersbourg

Je tombe nez à nez sur la cathédrale Saint-Isaac de Saint-Pétersbourg. Ce monstre orthodoxe vous impressionne au premier regard, et plus vous vous approchez, plus vous découvrez l’immensité du monument.

Pour la petite anecdote, c’est le français Auguste Ricard de Montferrand qui a bâti cet édifice. C’est une des plus vastes cathédrales à dôme du monde avec 111 m de long, 97 m de large et 101,5 m de haut, soit 10 767 m2. Et pour finir, chacune des colonnes, positionnée à l’avant de la cathédrale, pèse 114 tonnes; il a fallu seulement 45 minutes pour les ériger à l’aide d’un système de palans.

en mémoire des récents disparus

Je continue mon aventure russe en remontant l’avenue Admiralteyskiy, qui me fait tomber à son tour sur la place la plus impressionnante de Saint-Pétersbourg, le place du palais. Même après avoir déjà vu à plusieurs reprises cet endroit, je le trouve toujours aussi fascinant. D’autant plus fascinant, qu’elle offre une vue sur le Palais d’Hiver, où se trouve le musée de l’Hermitage.

En étant hors saison, j’ai la chance de ne pas me retrouver avec un amas de touristes, prenant des photos face au Palais d’Hiver avec les locaux habillé en tenus traditionnelles d’époque ou encore en déguisements d’animaux (je ne comprends toujours pas pourquoi.)

La colonne d’Alexandre, qui centre la place, est entourée de germes de fleurs, de peluches et de messages en mémoire des récents disparus, lors d’un incendie dans un cinéma à Kemerovo.

Place du palais

Ici, chaque déplacement d’un point à un autre est long, sur la carte ça parait tout proche, mais il y a souvent plusieurs kilomètres pour atteindre une destination. J’ai déjà pas mal marché et il est temps pour moi de retrouver Mariya afin d’aller dîner avec ses amis dans un resto en dehors de la ville.

Demain nos amis arrivent de France, pour visiter Saint-Pétersbourg. La semaine s’annonce chargée…

2 thoughts on “Voyage à Saint-Pétersbourg

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