À la découverte des toitures de Saint-Pétersbourg

Saint-Pétersbourg vue du dessus

Bon, l’objectif étant de découvrir les toitures, Mariya recherche sur Instagram. Après un moment et quelques messages, elle reçoit la réponse d’une jeune étudiante qui pourrait nous faire monter sur les toits. Bien sûr, cela est interdit, mais qu’à cela ne tienne, nous acceptons l’offre de l’étudiante qui est d’environ 10 euros par personne. Pas si cher compte tenu du risque qu’elle peut prendre.

Le rendez-vous est pris pour 16h. En attendant, nous ne restons, bien évidemment, pas à rien faire. Tout d’abord, nous allons manger un falafel dans le fameux resto caché, puis, après une balade, nous tombons par hasard sur une petite ruelle menant dans une cour commune. On découvre le Teplo café. En contre bas, comme souvent ici. Ce petit café atypique nous reçoit dans une première salle chaleureuse où l’on dépose nos pardessus. Habitude dans les restaurants et café pour ne pas encombrer les tables et autres chaises. Forcement en Russie en hiver les couches se superposent et il y a vite des blousons qui gênent les allé et venu des serveurs.

Ensuite, nous allons chercher la place qui nous convient. Plus nous avançons plus l’endroit semble confortable et c’est après 3 salles que nous arrivons à la 4éme. Tout au fond, elle nous accueille avec de gros canapés confortables dans une ambiance bien cosy au plafond bas et aux murs moulurés. Nous prenons place dans cette pièce où l’on ferait bien une petite sieste. Mais pas le temps de traîner, alors une bonne bière pour les uns un thé pour les autres et c’est reparti.

Teplo café, Saint-Pétersbourg

Une cathédrale à voir

Direction la Cathédrale Saint Izaac, pour enfin monter sur les bords de son dôme. Mariya et Simon restent tranquillement dans le parc pendant que Charles et moi allons affronter la bête. Environ 200 marches en pierres, rien d’exceptionnel, mais un peu raide tout de même. Nous passons ensuite par une sorte de petit couloir métallique qui fait penser à un sous-marin, puis les dernières marches en extérieur nous mènent au dôme.

La vue est fantastique, en faisant le tour on peut apercevoir les derniers vestiges de glace qui se laissent porter sur le fleuve de la Néva, d’un autre côté c’est une magnifique Cathédrale orthodoxe blanche et bleue qui nous offre ses formes généreuses et, perché au-dessus de nous, des cordistes s’attellent à faire briller les vitres. Nous restons plantés là à faire quelques photos et profiter du moment pour enfin retrouver le bas étage où nos deux fainéants d’acolytes nous attendent.

Cathédrale St Izaac

Les toits de Saint-Pétersbourg

Nous partons rejoindre la place du palais en longeant la Néva pour y observer les dernières grosses plaques de glaces dériver au gré du courant.
Arrivés sur la place du palais, nous devons maintenant passer sous la grande Arche du Général Staff, qui mène à la rue Bolchaïa Morskaïa, où nous avons rendez-vous avec l’étudiante qui nous emmènera sur les toits.
Une jeune fille et deux garçons arrivent. Elle nous fait rentrer dans un bâtiment luxueux de la rue. Il faut savoir que c’est totalement interdit de se balader sur les toits et nous risquons une arrestation voir pire, ce qui ne serait pas terrible pour des touristes en Russie.

Nous empruntons une cage d’escalier afin de rejoindre la partie haute du bâtiment. Arrivés en haut, c’est une vielle échelle meunière qui nous guide jusqu’aux combles. Ça me rappelle un peu mon métier, mais avec un goût d’aventure. Nous voilà devant une lucarne à chien assis, qui laisse pénétrer une lumière éblouissante. C’est en passant dans cette ouverture, que nous nous retrouvons sur cette immense toiture. L’adrénaline fait son effet, et les premières sensations de vertige se font sentir.

Toiture de Saint-Pétersbourg

D’une toiture à l’autre

Les deux garçons, sont là au cas où il faudrait aider à passer des obstacles et pour « sécuriser », mais c’est sans conter notre habile dextérité. Nous escaladons une murette, pour rejoindre une partie plus haute de la toiture. Nos pas, même en faisant attention, sont assez bruyants, car la toiture est recouverte de bac acier pour guise de couverture, ce qui fait de jolis bruits de tôle.
Nous voilà sur les toits de Saint-Pétersbourg. C’est assez jouissif comme moment et l’interdit de cette escapade apporte forcement plus de sensations. Nous avons une superbe vue sur l’avenue Nevski, « Champs-Elysées » de Saint-Pétersbourg. Mais ce sont essentiellement les antennes, paraboles, câbles et cheminées qui font office de décor tout autour de nous.

Vagabondage sur les toits de Saint-Pétersbourg

Après un moment à contempler, nous redescendons pour rejoindre une autre toiture. Cette fois-ci, nous prenons l’ascenseur pour rejoindre le dernier étage, puis les combles et encore une fois, nous voilà sur les toitures.
Celle-ci est plus pentue et donc plus dangereuse et glissante. Pendant que les autres restent à un endroit plutôt sécurisant, je pars un peu plus loin pour explorer un peu et voir la vue de l’autre côté. Je prends un malin plaisir à grimper sur ces toits et découvrir ce qu’il se trouve sur la partie suivante. Parfois, une jolie cour vue de dessus, laisse entrevoir la vie d’en bas ou alors un joli dôme en verre qui laisse entrevoir la vie de dedans. Sur la droite du bâtiment le Griboyedov canal , que j’avais vue précédemment gelé, puis dégelé et maintenant de dessus.

Saint-Pétesbourg

Après cette belle découverte, qui nous donne envie d’en faire autant dans les prochains pays que nous visiterons. Il est temps pour nous de redescendre sur terre. Ce vagabondage sur les toits de Saint-Pétersbourg nous aura apporté une vision différente de la ville et un bon moment d’aventure citadine, mais, surtout, la vue de ces toitures zinguées et toutes ces cheminées, m’auront fait retourner un peu en enfance en m’offrant un moment à la « Mary Poppins ».

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